Grand Corps Malade / Plan B

Chaque mois retrouvez notre sélection d’albums coups de cœur à écouter :

GRAND CORPS MALADE
PLAN B
sortie le 16 Février 2018


*Plan B
*Acouphènes
TITRES CONSEILLES*Tu peux déjà
*La syllabe au rebond
*Charades
*Dimanche Soir
*Le langage du corps

 

 

 

 

Après son film Patients, qui sera représenté dans quatre catégories aux César le 2 Mars prochain, et dont vous avez fait l’article le plus lu de 2017 sur le site, avec le titre ‘Espoir Adapté‘ et la B.O du film, que vous pouvez retrouver ici, Grand Corps Malade nous donne 14 nouveaux titres dans son sixième album « Plan B« , solution alternative qui donnerait du fil à retordre au fameux « Plan A » si il y en avait eu un tellement l’album est bien pensé et varié.

Dans notre sphère musicale, streaming, radiophonique et télévisuelle, il nous reste peu de musique slam.
Il faut remonter plus de 10 ans en arrière pour voir ce « nouveau » genre arriver, avec des artistes devenus populaires, comme Abd Al Malik, Oxmo Puccino, Hocus Pocus, et Grand Corps Malade pour les plus connus.
Grand Corps Malade qui reste (quasi) seul parmi eux aujourd’hui,  fidèle à sa prose, son regard porté vers l’espoir, par les gens, la ville, le quotidien et l’amour qui l’entoure.
On aura entendu le slam dans un nouveau style, moins hip-hop avec le collectif Fauve en 2013, et aujourd’hui l’artiste Gaël Faye.

Le slam se ressent plus qu’il s’écoute, les textes, le flow, les mots choisis filent, restent en suspend à nos oreilles, on est comme à l’intérieur d’une histoire, on vit la chanson parfois, et on est obligé d’être assidu à son écoute.
Ne pas perdre un mot, pour ne pas perdre le sens et rester pour comprendre le titre. Chaque mot a son importance. Des mots forts, des mots durs, des mots doux, un langage aisé, riche, varié, réfléchit, percutant, sur une musique rythmée.

Ma définition n’est pas forcément la bonne, elle reste à peaufiner, chacun y trouvera son compte dans cette poésie urbaine, actuelle et vivante.
Finalement le slam s’améliore,  se renouvelle, raconte quelque chose de vécu, d’intime, se déclare et se fait sous plusieurs formes dans différentes variations musicales.
Là où Grand Corps Malade propose plusieurs styles de musique, du hip-hop à la salsa, de la bossa nova à la folk acoustique, de la musique orientale à la symphonique où pianos et violons donnent en plus de sa voix l’émotion ultime parfaite et nécessaire pour faire passer un message.

Un message et une belle déclaration d’amour qui se transmet sur chacun des morceaux de cet album. En passant quelques titres coups de cœur de cet opus, on trouve  « Plan B » en guise d’intro et cette cause accidentelle qui se répercute et peut causer des conséquences graves si tu n’as pas un autre échappatoire à tes projets . Cette nostalgie presque palpable qui ressort dans nos têtes, des bruits d’enfance comme souvenirs, cette ambiance sonore qui s’immisce dans nos oreilles, sur le titre « Acouphènes ». L’histoire d’une migrante et de son périple, et du sens que prend la chanson quand on s’aperçoit que cette histoire c’est finalement la notre à travers nos yeux dans notre vie pressante et des gens dans la misère que l’on croise chaque matin, il s’attarde sur son vécu, son combat sur le titre « Au feu rouge ».
Une première pour l’artiste, et sur deux-trois de ses chansons, « Tu peux déjà » se savoure comme une belle balade acoustique, en version chant, pour son bonhomme qui aura réussi à le faire chanter. Un bel exercice qui fait sourire et touche notre sensibilité sur cette belle déclaration.
Cette guitare espagnole, et cette peur sur « Dimanche Soir » et cette deuxième déclaration, celle-ci manifeste l’amour pour sa femme. Son idéale.
Un autre exercice de slam qui me transcende sur des titres comme « La syllabe au rebond » et cette comparaison à son parcours musical, son changement de vie comme comparaison au jeu et au slam, « Charades » et son piano envoutant, son hommage à son environnement, sa ville, son quartier, les gens, le vivre ensemble défini sur ce beau morceau à l’hymne parisien et « Le langage du corps » et cette mélodie salsa, où le slammeur fait l’apologie du corps humain sous toutes formes de métaphores et d’expressions bien choisies.

Un album où GCM joue avec les mots, et nous amène toujours à la découverte et au bout des thèmes puissants de ses chansons.
L’esprit observateur, l’esprit d’équipe, l’entraide, le partage, les gens qui l’entourent, et ceux de passage, l’amour, les souvenirs, sa ville, et Balkany (oui oui !),  15 titres qui parlent au cœur et à l’âme, on est suspendu à ses lèvres, le temps de 45 minutes, comme envouté par sa voix grave qui manie les mots avec passion, qui impose un noble respect par sa présence artistique et ses belles musicalités qui l’accompagnent.
Celui qui slam dans nos têtes depuis plus de 10 ans, un grand Monsieur dans un grand monde parfois malade nous donne une vision réelle, battante, saisissante et soigne nos maux avec ses textes teintés de poésie et d’espoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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