Rock Progressif : Un autre Univers – Epilogue

1990 à aujourd’hui : retour aux sources et flirt avec le métal

Les années 80 ont presque décimées le rock progressif, et les groupes autrefois incontournables sont devenus obsolètes. Certains, comme Yes ou Camel, profiteront de cette nouvelle décennie pour revenir à une musique plus ambitieuse. Mais, les disques qui en résulteront seront plus des rappels d’une grandeur passée qu’un retour en force, mais tout n’est pas perdu.

La perte de popularité du rock progressif a encouragé les jeunes groupes à se détourner des grandes maisons de disques. Les petits labels pullulent et, malgré des ventes assez faibles (5000 exemplaires vendus par album en moyenne), parviennent à faire des bénéfices plus qu’honorables tout en faisant vivre un genre encore très productif.

Le genre semblait toutefois condamné à l’underground et aux ventes modestes, alors que le mouvement est né et s’est surtout développé en Europe, le salut viendra d’Amérique.

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DreamTheater n’est pourtant pas sorti de nulle part. Son hard prog rappel « Leftoverture » et « Song For America », deux classiques du groupe Kansas. Mais Dream Theater ne se limite pas à cette filiation glorieuse.

« Image and Word », le second album du groupe, doit son succès au rôle plus important accordé à la guitare. Une guitare puissante et virtuose, qui se place entre le heavy metal sophistiqué qu’Iron Maiden a exploré sur « Seven Son Of A Seven Son », et le hard rock lyrique de Rush. Cette fureur est toutefois tempérée par un clavier plus mélodique qui, allié au chant théâtrale de James Labrie, montre clairement les ambitions progressives du groupe.

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A une époque où le heavymetal recrute chaque jour des milliers d’adeptes, l’album se vend par palettes et sensibilise un nouveau public à l’esthétique progressive. Cette ambition touche bientôt toutes les branches du genre et, même si « Blackwater park » d’Opeth, « Aathma » de Persephone, ou « Desolation » de Khemmis n’ont plus grand-chose à voir avec le rock progressif d’un point de vue strictement musical, l’ambition artistique de ces œuvres s’inscrit dans la lignée des classiques du mouvement.

Le rock progressif « classique », décimé dans les années 80, trouvera son salut en Suède. Là-bas, de jeunes musiciens décident de reprendre la lutherie traditionnelle, remplaçant les synthés et autres éléments high-tech par le bon vieux mellotron, guitare, basse, batterie.

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Le premier disque d’Anglagard aurait pu rester un simple hommage à une époque merveilleuse, mais ces compositions allaient bien plus loin. En revenant à une production plus acoustique, et à un matériel plus « traditionnel », le groupe produit de longs morceaux fleuves, qui montrent l’ineptie du modernisme passé.

Sorti en 1993, « Hybris » ne fait pas que remettre au goût des jours les décors musicaux abandonnés par Yes, il les complète. « Epilogh », sortie un peine un an plus tard, ne fera que renforcer un terrible constat : Il faut refermer la parenthèse cauchemardesque des années 80. Le message du groupe est passé, et il meurt après deux ans d’une carrière éclaire, laissant toute une scène perpétuer son message.

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C’est ainsi que Flower King produit, quelques années plus tard, le copieux classique « Stardust We Are », qui le voit flirter avec les fantômes de Camel, Pink Floyd et Yes avant de produire son concept album incontournable avec « DesolationRose ».

Plus atmosphérique, Spock’sBeard se fait remarquer au Progfest, un festival australien, avant de produire le très floydien « The Light ». Sorti en 1996 « Beware of Darkness » restera le chef d’œuvre du groupe, tant l’album mêle mélodies entêtantes et ambition musicale avec une intelligence digne des plus grands.

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Les ventes du groupe ne seront toutefois pas phénoménales et, désireux de faire connaitre ces jeunes musiciens, Mike Portnoy leur propose de participer à un de ses projets. Nommé Transatlantic, le groupe né de la philanthropie du batteur de DreamTheater sera une magnifique machine à recycler le rock progressif des années 70.

Publiés sur 4 albums, les décors musicaux qui résulteront de ce projet sont dignes de leurs références, et permettront à Neil Morse (Spock’sBbeard) et Adrian Stolt (Flower King) de se faire un nom sur la scène rock internationale.

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L’Angleterre aura elle aussi son génie progressif en la personne de Steven Wilson. Avec « Porcupine Tree », l’homme s’était fait remarqué en produisant une musique à mi-chemin entre l’électro ambiant de Tangerine Dream et le rock atmosphérique de Pink Floyd.

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Porcupine Tree passera ensuite par une période pop plus anecdotique, avant de trouver le succès dans un créneau plus « Heavy ». Ce succès culminera avec « Fear Of Tthe Blank Planet » et « In Abstensia » qui se vendront très bien malgré la complexité et la violence de certaines compositions.

Steven Wilson est aussi un producteur reconnu, responsable du « Blackwater Park » d’Opeth et des rééditions de plusieurs classiques de Jethro Tull. Sa plongée dans le classic prog a d’ailleurs dû influencer son travail sur « Tthe Raven Tthat Refused To Sing », le sommet de sa très riche carrière solo.

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Renouant avec des décors méditatifs et nostalgiques dignes des premières mélodies de King Crimson, « The Raven Tthat Refused To Sing » montre un artiste qui s’est totalement réapproprié les codes de ses maitres.

Codes qu’il ne cessera de réinventer en même temps que ses contemporains, prouvant ainsi que le rock progressif a encore de beaux jours devant lui.

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