La Folk, partie 2 : Après les Byrds – Genèse et développement

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Nous sommes en 1967 et, malgré une popularité qui ne se dément pas, les Byrds commencent à se désagréger. Les problèmes ont démarrés en 1966, lorsque Gene Clark due quitter le groupe, sa phobie de l’avion l’empêchant de suivre l’ascension du gang qu’il a en partit fondé.

Plus grave, la critique n’a pas accepté le virage psychédélique que représente l’album « Fifth Dimension », et chaque nouvelle prestation du groupe est pour elle l’occasion de les renvoyer à leur passé de folk rocker. Il faut dire que, comme beaucoup de musiciens de sa génération, les Byrds ont découvert le LSD, qui a radicalement changé leur perception de la musique.

Cette substance a aussi exacerbé les égaux, surtout celui de David Crosby. Sur scène, il se lance dans des discours politiques qui irritent les autres musiciens du groupe. Lors d’un concert américain, les Byrds iront jusqu’à lui couper le micro après qu’il ait affirmé que « le monde irait mieux si l’ont donnait du LSD à nos dirigeants. »

Le point de non retour est atteint lorsque, profitant de la moindre occasion, Crosby par jammer avec Graham Nash. Semblant plus intéressé par la scène montante que par son premier groupe, il ira jusqu’à rejoindre le Buffalo Springfield sur scène.

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Dirigé par Stephen Still et Neil Young, ce groupe de country blues est en pleine ascension, et menace de détrôner les Byrds au sommet du rock Californien. La trahison de Crosby ne passe pas et, ne pouvant continuer à héberger un musicien de moins en moins concerné, le groupe annonce à Crosby qu’il est viré après la sortie de l’album « The Notorious Byrds Brother » (1967).

La même année, en mars, le Buffalo Springfield se sépare suite au départ de Neil Young. L’homme avait déjà commencé à délaisser le groupe après l’enregistrement de « Buffalo Springfield Again », le testament psychédélique de la formation. Son départ officiel met fin à un parcours aussi court que glorieux, qui donna naissance à deux monuments mélodiques.

Cette période aura aussi eu le mérite de servir de tremplin à Neil Young qui, Après un premier disque solo catastrophique, rencontre le Crazy Horse. Le groupe a déjà sorti un premier album boudé par le public, qui ne comprend pas ce que le loner vient faire avec des musiciens qu’il juge limités.

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C’est justement la fraicheur rock’n’roll qui semble attirer Neil Young et, sorti en 1969, « EverybodyKnow This Is Nowhere » est son premier grand album. Les accords tranchant et les riffs déchainés des guitares, qui entrainent l’auditeur dans des chevauchés sauvages, adaptent le folk rock à une époque qui voit la naissance de Led Zeppelin, et de la scène de Détroit.

Toujours est-il que, désormais, ceux qui se fréquentaient depuis déjà plusieurs mois ont tout le temps nécessaire pour officialiser leur union musicale. Ce sera fait en 1969, avec la sortie de l’album « Crosby Still and Nash ».

Moins rock que les Byrds ,« Crosby Still and Nash »se concentre plutôt sur la production de mélodies bucoliques. Porté par la notoriété de ses musiciens, le disque se vend par palettes, mais il manque un élément pour que le groupe soit au complet.

Cetélément saute aux yeux lorsque le groupe commence les répétions pour leur première tournée : il faut un autre musicien pour que ses mélodies prennent toutes leurs ampleurs sur scène. Désireux d’inscrire Crosby Still et Nash dans la lignée du Buffalo Springfield, dont il était un grand fan, Ahmet Ertegun leur propose naturellement de faire appel à Neil Young.

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Le légendaire patron d’atlantique participe ainsi à la naissance d’un monument de la pop culture. Neil Young accepte, à condition que son nom apparaisse à coté de ceux des autres musiciens. Crosby Still Nash et Young commencent donc à composer, chacun apportant sa pierre au majestueux édifice sonore que le groupe est en train de construire.

Pour souder le tout, les morceaux sont agrémentés d’harmonies vocales qui vaudront au groupe le surnom de Beatles américain. Du coté des producteurs, on n’est pas inquiet, le montant des pré-commandes dépasse déjà la somme versée pour l’enregistrement, au point que les cadres d’Atlantic ne prennent même pas la peine d’écouter l’album avant de le diffuser.

Sorti en 1969, « Déjà Vue » devient un monument de la culture hippie, avant que le groupe ne se sépare quelques mois plus tard. Plusieurs reformations suivront sans que Crosby Still Nash et Young ne parviennent à retrouver la même grâce.

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Chacun des membres du collectif commencera ensuite une carrière solo prolifique, mais on retiendra surtout celle de Neil Young. En 1972, son album « Harvest » donne une nouvelle version du country folk rock présentée sur « Déjà Vue ». Ses mélodies douces-amères atteindront elles aussi le sommet des ventes, soutenues par des titres irrésistibles « Old Man », ou « The Needle and The Damage Done ».

S’il ne se limitera pas à ce folk rock sentimental, la carrière de Neil Young n’aura jamais été aussi glorieuse que lorsqu’il posait sa voix d’écorché vif sur des mélodies mélancoliques. Paru entre 1970 et 1975, « AfterThe Gold Rush » ,« Harvest » , « Zuma » , « Tonight the Night » , et « On The Beach » sont des albums incontournables qui font du Loner un compositeur aussi important que Bob Dylan.

Le souvenir de Dylan n’est d’ailleurs pas effacé et, lorsque Bruce Springsteen pousse la porte du studio Hammond, où il interprète quatre titres à la guitare sèche. Sa plume romanesque et son charisme font croire à John Hammond qu’il est sur le point de réitérer le coup qu’il avait fait en signant Dylan quelques années plus tôt.

Mais celui qui se fera bientôt appeler « le boss » n’a que faire de ces préoccupations commerciales. En studio, l’homme impose la présence de son E Street Band, et enregistre deux albums en 1973. Les disques ne se vendent pas et, pour se faire un nom, le E Street Band enchaine les concerts où il affirme clairement sa personnalité très rock.

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Lorsqu’ils entre de nouveau en studio, les producteurs le préviennent, cet album sera celui de la dernière chance. Les premières séances sont pourtant catastrophiques, il faut dire que le projet que Springsteen a en tête est monumental. Pour servir au mieux ses textes, le boss souhaite produire sa version du mur du son Spectorien.

Mais la sauce ne prend pas, et le son massif recherché par Springsteen ressemble plus à un immense brouhaha qu’à une décharge rock’n’roll. Pour soulager sa frustration, le groupe repart sur la route. C’est lors d’un de ces concerts que, impressionné par ce qu’il voit, John Landau écrit dans une de ses chroniques, « j’ai vu l’avenir du rock, il se nomme Bruce Springsteen ».

Les deux hommes se rencontrent rapidement, et Springsteen propose vite à Landau de devenir producteur de l’album qu’il est en train d’enregistrer. Son aide permet au groupe de trouver la voie qui le mènera au rock épique qu’il souhaite produire. « Born to Run » sort enfin en 1975, et permet à Springsteen de faire la une de Times et Newsweek, un exploit qu’aucun autre musicien n’avait réalisé.

Par la suite, la popularité de Springsteen ne fera que croitre, malgré le perfectionnisme d’un artiste qui prend minimum deux ans pour sortir un nouvel album. Cette lenteur aurait pu lui faire du mal, si chacune de ses productions n’étaient pas aussi impressionnantes.

Comme il le disait lui-même « un enregistrement cela ne dure que quelques heures, mais l’album est la pour l’éternité ». C’est sans doute ce perfectionnisme qui fait que, des années plus tard , le rock tendu de « Darkness On The Edge of Town » , la douceur des mélodies de « The River », ou le charisme acoustique de « Nebraska » n’ont rien perdu de leur attrait.

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Après cette parenthèse, revenons en Californie, berceau du folk rock que nous avons quitté un peu tôt. Nous sommes donc en 1976, année qui voit le premier album de Tom Petty séduire la jeunesse anglaise.

L’homme vient de Floride, où il a fait ses armes en jouant un rock basique, dans la lignée de Creedence Clearwater Revival. A l’époque, le groupe s’appelait Mudcrutch, il deviendra rapidement the Heartbreaker. Lorsque son premier album sort, les anglais y voient une pop moderne, et les titre « Breakdown » et « Americain Girl » font entrer le groupe dans la court des grands.

Après un autre disque de pop énergique, Tom Petty sort « DamnThe Torpedoes » en 1979. Véritable consécration commerciale, l’album est largement influencé par les mélodies des Byrds, une influence qui restera présente sur tous les albums suivants.

Comparé à Bruce Springsteen, Tom Petty aura effectué le chemin inverse. Là où Springsteen fut d’abord vu comme un folk singer, avant d’imposer son énergie rock, Petty séduira son premier public grâce à un rock énergique, avant de revendiquer ses influences Dylanesques et Byrdsiennes.

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Autre figure immédiatement comparée à Springsteen, John Mellencamp est repéré par Tony De Frie , l’homme qui s’occupe de David Bowie. Suit un album confidentiel avant que Pat Benattar ne reprenne son titre « I Need A Lover », faisant ainsi naitre un compositeur à succès. Suivront une série d’albums sur vendus avant que, à partir de 1987, l’homme fasse revivre un folk rock plus traditionnel.

A l’époque où Springsteen est repassé à l’acoustique, avec le moyen « Tunnel Of Love », Mellenchamp ajoute banjos,violons, et autres instruments traditionnels à son folk rock rustique. Le résultat sera « The LonesomeJubilee », un oasis de beauté simple dans un monde dominé par la pop synthétique.

N’oublions pas non plus « Scarecrow » et « Whenever We Wanted » , deux albums qui le voient concurrencer Tom Petty dans le domaine du rock radiophonique.

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