Rock in the 21st century: Une nouvelle génération

Détroit dans les années 90 : La ville à largement perdue de sa superbe depuis l’époque des stooges et du MC5, les usines ont fermé, et l’ex motor city ressemble de plus en plus à décor post apocalyptique. C’est la que, pour financer sa carrière musicale, Jack White restaure de vieux meubles.

Multipliant les groupes éphémères, il laisse derrière lui une quantité impressionnante d’enregistrements, qui deviendront prisés des collectionneurs quelques années plus tard. Les choses sérieuses commencent lorsque, alléché par son jeu stoogien, les musiciens de the Go lui proposent de tenir la guitare pour leur groupe.

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Nous somme quelques mois après la chute du grunge, et l’avenir du rock parait plus qu’incertain. Après avoir fait explosé le mouvement en produisant nirvana, le label Sub Pop à une seconde révélation lorsqu’il voit the Go sur scène.

Digne descendant du proto punk, le groupe balance un rock primaire, ultra violent et abrasif. Il ne faut pas longtemps pour que Sub Pop signe ces jeunes sauvages, et les emmènes en studio pour graver cette violence sonore sur disque.

The Go produit donc « Watcha Doin » , qui sort en 1999. Doté d’une puissance et d’une efficacité que l’on croyait perdue, l’album annonce la nouvelle génération de rockers qui ne tardera pas à émerger. Mais le succès n’est pas au rendez vous et, après trois tournées, Jack White commence déjà à avoir la tête ailleurs.

Entre deux concerts du groupe, il travaille avec une jeune batteur, Meg White. Alerté par cet égarement, les cadres de Sub Pop lui rappel que son contrat contient une clause d’exclusivité qui le lie à The Go.

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Gêné par cette clause, Jack White claque la porte, et met ainsi fin au groupe qui avait annoncé le retour du rock plusieurs mois avant tous le monde. Enfin libre, les White Stripes affutent donc leur garage rock sur la scène underground de Détroit, avant de s’enfermer en studio pour produire leur premier album.

Mélange brillant entre le blues minimaliste de Robert Johnson et la folie orgiaque des Stooge, le disque attire déjà l’attention, mais il manque un tube pour que le groupe devienne énorme. Les White Stripes retourne donc en studio, quelques mois seulement après la sorti de leur premier album, et produisent « de still » en 2000, puis « white blood cells » quelques mois plus tard.

Tout ce qui avait déjà attiré l’attention sur le premier disque est transcendé sur « white blood cells » qui, porté par le succès du single « white blood cells », fait de Jack et Meg White les nouveaux sauveurs potentiel d’un rock qu’on croyait moribond.

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Dans son sillage, les strokes sortent leur premier album, « Is This It », la même année. Le disque fait immédiatement sensation, il faut dire que le groupe montre une maturité impressionnante sur ce premier essaie. En s’inspirant des mélodies avant gardistes du velvet underground, le groupe produit une série de titres nerveux et furieusement modernes.

Tout en revenant à la simplicité originelle, c’est-à-dire la fameuse formule guitare, basse, batterie, the strokes parvient à produire des mélodies hypnotiques dignes de Television. Les ventes colossales du disque lui permettent d’obtenir le succès unanime et colossale que les White Stripes n’ont pas encore atteint.

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Il ce passe décidément quelques chose en ce début de second millénaire, au point que Mick Jones prend sous son aile une bande de punk anglais, avec qui il part enregistrer ce qui sera la réponse du rock anglais aux rock primaire des strokes.

L’ex guitariste de the clash enrobe le son des Libertines dans une production très classe, qui met bien en valeur leurs mélodies british. Le résultat sort en 2002, à peine un an après l’album des Strokes, et provoque bien le séisme espéré. Sorte de mixte entre les mélodies classieuses des Kinks et le punk rock des clash, « up the bracket » est le chef d’œuvre d’un groupe dont le parcours chaotique n’a rien à envier au sex pistols. Devenue accros aux drogues, Pete Doherty est remplacé lors de plusieurs concerts, et va jusqu’à cambrioler l’appartement de Carl Barat. Sans doute dans l’espoir d’y trouver sa dose.

Rien ne va plus entre les deux songwritters des libertines, au point que, après un séjour en prison, Doherty monte son propre groupe, babyshamble. Deux album naissent de cette aventure, avant que Doherty ne ce réconcilie avec les libertines. Cette trêve sera juste assez longue pour que le groupe enregistre un dernier album.

En 2004, seulement quelques jours après la sortie de ce second disque, Carl Barat officialise ce que tout le monde sentait venir : le plus grand groupe anglais de sa génération vient de ce séparer.

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Pendant ce temps la popularité des White stripes ne cessent de croitre, mais le groupe n’a pas encore produit de titres aussi unanimement salués que « smell like teen spirit ». Ce sera chose faite en 2003, avec l’arrivée fracassante du fameux riff de « seven nation army ».

Encore chanté sur des milliers de terrains de football, le titre tourne définitivement la page du grunge, et l’album dont il est tiré montre un groupe au sommet de son art. Parue en 2003, « Elephant » est le summum du rock minimaliste et direct porté par le duo, et son génie ne ce limite pas à « seven nation army ». On citera surtout « balls and biscuit », dont le riff est presque aussi jouissif que celui de « seven nation army », mais l’album ne souffre d’aucune faiblesse.

Comprenant qu’il ne pouvait pas aller plus loin dans cette voie, le groupe est partie chercher d’autres sonorités sur l’album « get behind me satan ». Sur ce disque, la guitare ne rugit que sur un titre, le reste ce composant d’expérimentations, ou le groupe cherche de nouvelles sonorités sans abandonner le minimalisme de ses débuts.

Par la suite, pendant les tournées, Meg White supporte de moins en moins bien la pression liée à la célébrité du groupe. Les White Stripes produisent un dernier album, « Icky Thump », avant de ce séparer à cause des crises d’angoisses de la musicienne. Nous sommes en 2012, et le groupe qui a annoncé l’émergence d’une nouvelle génération de musiciens à succès vient de refermer une histoire qu’il a lui-même entamé.

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