Focus : les carrières solos modernes

Contrairement à ce que pourrait affirmer les esprits chagrins , le rock ne s’est pas effondré à la fin des seventies. Non Mick Jagger, Keith Richard , Bruce Springsteen et autre glorieux dinosaures du rock ne sont pas les derniers représentants d’un rock inventif, expérimental, ou tout simplement inspiré. En plus des groupes cités dans les divers chapitres précédents, le rock arrive encore à faire naitre des individualités fortes, travaillant leurs musiques en solitaire.

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Jack White à sans doute ouvert une belle voie à ceux qui réfléchissaient à se lancer en solos. Démarré en 2012, avec le très rock « blunderbuss », sa carrière en solitaire est un modèle de réussite. Véritable Willy Wonka de la musique , le guitariste à fonder son propre label , dont le studio basé à Détroit est devenue une véritable machine à faire rêver.

C’est la bas qu’il enregistra le grand « live at third man 2012 », sortie uniquement en vinyle, et présentant un résumé impressionnant de sa brillante carrière. Cette passion pour le microsillon montre bien l’engagement d’un artiste bien décider à livrer le meilleur son possible, pour servir sa musique.

A une époque où les maisons de disques favorisent un propos standardisé, décidant ainsi de ce que le public devra aimer, Jack White remet l’originalité et l’avant gardisme au centre de la culture rock. A ce titre, son dernier album est une réussite éclatante. Présentant un rock résolument futuriste, porté par des claviers ultra moderne, « boarding house reach » s’inscrit dans la ligné des grandes expérimentations musicales.

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Du coté anglais, Steven Wilson est aussi soucieux de son originalité. Si le grand public à complètement boudé son groupe Porcupine Tree, de nombreux observateurs considéraient déjà « in absentia » comme un nouveau chapitre de l’histoire du rock progressif.

En solo, l’homme n’a cessé de creuser le sillon d’une musique atmosphérique, parcourue d’envolés plus ou moins violente. Cette orientation le mènera à produire deux chefs d’œuvres avec le nostalgique « the raven that refused to sing », et la mélancolie émouvante de « hand cannot earase ».

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Le premier s’inscrit dans la droite lignée des premiers disques de King Crimson, et autres héros du jazz rock progressif. L’inspiration de Wilson parvenait tout de même à construire un décor original à partir de ces influences traditionalistes.

Hand Cannot earase , lui, était beaucoup plus moderne. Wilson avait trouvé un son totalement original, fait d’électro ambiant et de space rock mélodique. Le résultat fait parti de ces disques incontournables, dont la beauté émerveille l’auditeur à chaque écoute.

L’homme était alors près à partir à l’assaut du grand public, ce qu’il fera en revendiquant ses ambitions commerciales sur le plus pop « to the bone », sortie l’année dernière. En réalité, « to the bone » est à la pop ce que « dark side of the moon » fut au rock progressif, un disque dont les mélodies sont clairement tournées vers le grand public sans renier l’ambition artistique des albums précédents.

Les deux disques jouent sur les mêmes éléments, une production très riche et soignée, des mélodies spatiales qui atteignent des sommets de beautés rêveuses, et quelques passages plus fédérateurs pour emballer le tout.

Si toute la pop pouvait atteindre ce niveau de grâce, ce ne serait pas les fans de rock qui s’en plaindraient.

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Du coté de ce bon vieux folk rock, Kurt Vile s’est imposé comme un nouveau grand barde, après avoir claqué la porte des war on drug. Après un premier disque honorable, le jeune compositeur impose définitivement son style si particulier avec « wakin on a pretty daze », sortie il y’a déjà 5 ans.

Pour résumer un peu vite la musique de Kurt, on pourrait la comparer à Neil Young jouant ses riffs folks en compagnie du grateful dead. Cette définition est encore loin de résumer l’originalité de ce folk rock psychédélique résolument moderne et bucolique.

« wakin on a pretty daze » était son disque le plus rock, il sera bientôt suivi par les mélodies songeuses de « belive i’m going down », avant que le troubadour n’ajoute une touche d’Américana sur « bottle it in ».

Ce dernier disque est sans doute son plus varié, l’americana y cohabite avec des mélodies sensible digne de Tom Petty, sans oublier ses longues rêveries charmantes typique du bonhomme. Et puis il ne faudrait pas oublier « lotta sea lice » qu’il enregistra en 2017, avec l’australienne Courtney Barnett.

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Incompris par beaucoup, le disque était un hommage vibrant à la folk mélodique initié par les Byrds. Cette incompréhension est sans doute liée à la personnalité musicale plus énergique de Courtney Barnett.

L’australienne fut pourtant, comparé à Dylan lors de ses premiers concerts. Cette comparaison, loin d’être fidèle à son identité musicale, exprime sans doute la nostalgie d’une certaine critique en manque de songwritter poétiques.

Car il y’a de la poésie dans ce chant trainant, qui séduit immédiatement sur les ballades de « sometimes i sit and think, and sometimes i just think », son premier album sorti en 2015. Le succès est immédiat, le disque remporte un brit award, et on se rend enfin compte que la jeune chanteuse est plus proche du punk new yorkais que de la folk.

Moulinant derrière elle, son groupe fait penser à une version moderne des voidoids, quant il n’atteint pas la grâce de television sur les intermèdes mélodiques. Le second album, sortie cette année, rappel l’admiration de la chanteuse envers nirvana.

Les riffs , sans perdre le coté foutraque des débuts, sont plus lourds , plus sombres , tout en gardant la même efficacité. Le résultat annonce une carrière longue et prometteuse, montrant ainsi que le rock moderne s’est trouvé de nouveaux leaders !

 

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