Gaume / Square One

Chaque mois retrouvez notre sélection d’albums coups de cœur à écouter :

GAUME
SQUARE ONE
sortie le 1er Février 2019
TITRES CONSEILLES

*Par For The Course
*Yeah, Well!…
*Soothing as a Hurricane
*Her Caffeinated Kiss
*How Long Again?
*Finger on the Pulse
*Glorious Tragedy
*Get The Fuck Out of My Head
*Blind Curse

Il y a des albums qui dès le premier riff, la première note, les premiers mots, vous font l’effet d’une envie soudaine de prolonger d’avantage votre écoute.
C’est ce qui s’est produit quand j’ai insérer le premier album de l’artiste nantais Gaume.Cadeau de la part des bien faiseurs de chez Day Dream Music (alias Tanguy You Agency)
Une nouvelle recrue sur vitaminée, sur entrainée, doté d’une expérience de groupe se lançant un nouveau challenge, celui de jouer en solitaire.
Gaume arrive là ou je ne l’attendais pas… Une pochette d’album où l’intéressé parait gentillet, hésitant sur cette main tendue pour son public ?!
Ou est-ce simplement un regard apeuré derrière des stores vénitiens ? Il nous épie, attend son jugement….?
Pour cela, il va falloir lire entre les lignes et comprendre qu’il n’est pas là par hasard..
Si il jette un œil attentif et impatient à ce qu’il se passe devant chez lui, qu’il nous regarde, il peut se rassurer.
Gaume sors de l’ombre et rejoins nous dehors, on n’était pas prêt, mais 48 minutes après, nous le sommes !

Une gueule d’ange, un genre bad boy qui n’apparait pas forcément dès le premier regard sur cette pochette et avec cette chemise.
Mais ça, c’était avant d’avoir inséré le CD dans notre lecteur…

Premier riff bien gras, la voix se place tranquillement sur cette guitare et ce refrain ravageur. En guise d’étendard, il scande et déchaine son énergie rock, teintée de cuivres, dans ce refrain qui fait sensation. Ce n’est que le premier titre, le mec a mis la barre très haute !
Un premier titre qui n’est pas son premier ou deuxième extrait dévoilé de l’album.
« Par For The Course » reste et restera un des titres puissants (pour moi) de cette nouvelle année 2019.

C’est loin d’être fini, jamais à court d’idées, jamais fatigué, le prochain titre « Yeah, Well !… » explose en bouche et ravi nos oreilles.
Même si « Soothing as a Hurricane », qui fut dévoilé avant la sortie de cet album, amène un peu de douceur dans cette ballade blues et entrainante, le prochain titre nous remet complétement dans le sujet.
Une ambiance toujours aussi blues, trépidante et stressante. Puis ce refrain rythmé toujours, où les cuivres retrouvent leur force et donne de la puissance au morceau « Cast Your Shadow On My Wall ».
On démarre assez fort, on ne cherche pas un style particulier, on prend les titres au fur et à mesure en trouvant parfois un peu des influences des Skip The Use, Jack White ou encore Shaka Ponk (pour les cuivres peut être).
Le style est blues, rock, sans fioriture, bien ficelé et tellement jouissif, qu’on a la facilité d’écouter et surtout d’apprécier à leurs justes valeurs ces titres.

Une petite pause café vient à point nommé.
On varie les styles depuis le début, mais celle-ci est un exercice non entendu encore sur cette galette.
« Her Caffeinated Kiss » se veut dans une ambiance piano-bar.
J’imagine la scène dans un saloon et encore mieux dans une série culte, « Westworld« .
Le piano nous glace le sang tandis que la voix chaude, qui coule dans nos veines, nous réchauffe le cœur.

Retour dans les riffs un peu plus heavy avec ce refrain qui nous porte, nous transporte et nous donne chaud à la tête. « How Long Again? », rock à souhait et puissant par cette constance électrique et ce premier solo qui va vous faire trembler de bonheur.
Putain que c’est bon !

Une pause café était nécessaire, mais une pause en forêt c’est aussi bon. On respire de nouveau. On a été chamboulé, secoué par ces titres prometteurs, efficaces, précis, on prend le temps sur cette ballade folk.
La voix est grave et écorchée, la moue est assez triste par cette ambiance morose mais d’une belle beauté dans le style. « Under a Vow Of Silence » est une accalmie avant le déchainement éraillé du prochain titre…

« Finger on the pulse », comme son nom l’indique, on vérifie notre pouls sur notre poignet. On est toujours là t’inquiète Gaume, on jubile toujours autant et on imagine cette folie sur scène. On envie et on t’envie.
Cela doit être l’éclate, oh oui… alors on claque des doigts sur le prochain titre « You’ve changed » qui s’enchaine à merveille.
Du rock toujours du rock, la gratte se fait entendre, elle se défend dans cette bataille contre la montre et ces titres qui passent et nous donnent à peine le temps de reprendre notre souffle. Toi aussi tu donnes, et notamment sur ce titre taillé pour tes prestations lives. Je l’imagine.

Tu penses à notre petit cœur, troisième répit, en guise d’entracte, avec cette mélancolie au piano sur « A Little Affair », une sorte de confession… qui ne pouvait pas restée le cul sur son banc devant ce piano.
La batterie fait son entrée, une voix féminine aussi (qu’on avait entendue auparavant, notamment dans la ballade précédente « Under a Vow Of Silence ») un refrain assez seventies. Des briquets s’allument, la guitare se veut discrète.
Ne serait-ce pas bientôt la fin de ce jeu ? On y arrive presque, mais ne passez pas votre tour. Les dés ne sont pas tout à fait jetés. Gaume en a encore sous ses cheveux gominés.

Retour blues, comme un rappel, « Glorious Tragedy » démarre doucement mais suscite le mouvement de tête dès le deuxième couplet, et cette poussée d’adrénaline.
On en veut encore, il reste deux titres. On n’est pas fatigué Gaume !
Deuxième rappel, un titre qui a fait office de premier single (« Get The Fuck Out of My Head »)  de cette partie prenante aux 13 titres où chaque pion, représenté par nous, son public, avance sans jamais flancher.
Dernier titre, nous sommes arrivés. On est un peu cassé, très fatigué, peu reposé, mais heureux d’avoir fait partie du voyage, d’avoir participé, d’avoir écouté cet homme qui ne s’impose aucune règle…juste de commencer et de finir en beauté.

Comme vous le savez, l’important n’est pas de se classer mais de terminer cette course.
De terminer la partie. Cette partie plus vraie que mature.
Le dernier titre , »Blind Curse », repose notre corps et notre esprit.
On tutoie les étoiles, on touche le bonheur en cinq lettres : GAUME… retenez bien son nom, vous n’avez pas fini de l’entendre jouer !
Le jeu en vaut la chandelle, on relance les dès…retour à la case départ ! A vous de jouer…

Bonne écoute !

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :